The Beach La Reserva Sotogrande life and style

L’art de vivre de Sotogrande s’est forgé dans les années 1960, grâce à ses familles pionnières. Pour découvrir comment Sotogrande a évolué au fil des décennies, lisez notre article sur ...

Chroniques de Sotogrande : l’art de vivre unique d’une destination d’exception

L’art de vivre de Sotogrande s’est forgé dans les années 1960, grâce à ses familles pionnières.

Pour découvrir comment Sotogrande a évolué au fil des décennies, lisez notre article sur l’évolution de Sotogrande.

Le colonel Joseph McMicking était un officier accompli de l’armée américaine et un homme d’affaires très prospère. Un grand entrepreneur ! Il était marié à Mercedes Zóbel, issue d’une famille célèbre et très respectée des Philippines. C’est d’ailleurs aux Philippines que Joseph McMicking a fait ses armes avec le développement de Metro Manila.

La famille Zóbel entretenait des liens très forts avec l’Espagne. Il était donc naturel que Joseph McMicking et son épouse y cherchent un endroit magnifique où vivre. C’est ainsi que commence l’histoire de Sotogrande.

En 1962, après de longues recherches et après avoir littéralement parcouru la côte espagnole à moto, son ami Alfredo Melián trouva l’endroit idéal. Joseph McMicking acheta plusieurs domaines qui forment aujourd’hui le domaine de Sotogrande, soit 1 800 hectares.

Sotogrande est né au milieu de magnifiques chênes-lièges, entre la rivière et la côte méditerranéenne, au cœur de l’Andalousie et près de Gibraltar.

L’emplacement était excellent, avec de l’eau et des arbres en abondance. Il était bien situé et, à l’époque, on espérait une frontière ouverte avec Gibraltar et des vols vers le Royaume-Uni. Il faut se rappeler que l’aéroport de Malaga se trouvait à quatre heures de route, par des routes difficiles. Hélas, la frontière de Gibraltar n’a rouvert qu’en 1983, mais cela n’a pas découragé Joseph McMicking.

Il est important de comprendre la philosophie que Joseph McMicking et ses associés avaient en tête pour Sotogrande. Elle devait reposer sur trois piliers : la famille, le sport et la sécurité.

C’est à partir de ces trois piliers qu’a pris forme ce que j’appelle « l’art de vivre de Sotogrande ».

Enfant, lorsque je venais en vacances à Sotogrande au début des années 1970, j’ai connu un Sotogrande qui n’existe presque plus aujourd’hui, mais c’était l’époque où l’on en posait les fondations.

Ce qui frappe d’abord ceux qui découvrent Sotogrande, ce sont ses dimensions et ses grands espaces. L’entrée principale, une route à deux voies, était même dans les années 1960 la plus grande route de la côte. Joseph McMicking n’a pas lésiné sur les infrastructures, et c’est pourquoi nous avons aujourd’hui de très bonnes routes, un bon réseau d’assainissement et un bon accès à l’eau.

Sotogrande a toujours bénéficié d’une eau abondante. On le tient pour acquis, mais comme nous le savons, l’eau se fait de plus en plus rare et chère dans toute l’Andalousie. Joseph McMicking était bien conscient de l’importance d’un bon accès à l’eau, grâce à son expérience en Floride et en Californie.

Sotogrande était aussi une zone très boisée, d’où son nom : un « soto grande » est un grand bosquet. Joseph McMicking tenait à ce que son domaine offre beaucoup de nature et d’arbres. Nous avons la chance d’avoir de nombreux chênes-lièges et pins, qui nous donnent de l’ombre en été et retiennent l’humidité. Quiconque traverse le domaine sera agréablement surpris de voir à quel point Sotogrande reste boisé, même aujourd’hui, 60 ans plus tard.

L’avenir de Sotogrande a été façonné par le sens du détail de Joseph McMicking et par sa sélection de résidents qui partageaient sa philosophie. Les premiers résidents ne voulaient pas d’une station animée et tape-à-l’œil. Ils voulaient avant tout intimité et discrétion. Ils voulaient un endroit sûr où leurs enfants pourraient profiter d’une vie saine et sportive.

Ce sens du détail se retrouve dans l’architecture d’origine et dans les architectes renommés qu’il a choisis pour construire les premières villas. Des villas qui résistent aujourd’hui au temps et que leurs voisins aiment toujours beaucoup.

Les premiers acheteurs étaient des familles européennes connues, de nationalités diverses, et bien sûr des amis de Joseph McMicking venus des États-Unis et des Philippines. Sotogrande devenait un domaine véritablement international. Il faut souligner que certaines de ces familles étaient célèbres et appréciaient l’intimité et la sécurité qu’offrait la vie à Sotogrande.

Le sport occupait une place centrale dans l’esprit de Joseph McMicking, et il suffit de regarder autour de soi pour comprendre pourquoi.

La construction du Real Club en 1964 fut le premier grand investissement dans le sport. La conception du Real Club de Golf Sotogrande fut confiée au célèbre architecte de golf Robert Trent Jones. Le parcours est aujourd’hui mondialement connu et offre à ses membres un club exceptionnel : un parcours de 18 trous de premier ordre, un exigeant parcours court de 9 trous, des pelouses de croquet et des courts de tennis et de padel. Les événements sociaux y sont nombreux, et la cuisine comme les boissons sont de premier choix. L’art de vivre de Sotogrande se reflète parfaitement dans ce club emblématique.

En 1975, le club de golf Las Aves fut à nouveau conçu par Robert Trent Jones. Le golf devenait le sport qui allait définir Sotogrande et les résidents qu’il attirerait.

En 1985, Las Aves fut racheté par Jaime Ortiz-Patiño et transformé en l’aujourd’hui célèbre Real Club de Golf Valderrama. Ce parcours a ensuite accueilli de nombreux Volvo Masters, le Championnat du monde American Express et, bien sûr, la plus grande de toutes les compétitions : la Ryder Cup de 1997.

D’autres parcours ont suivi : Almenara en 1998 et le superbe La Reserva Club de Golf, signé Cabell Robinson, en 2002. Tout près se trouve aussi l’excellent parcours municipal de La Cañada.

À Sotogrande, nous sommes vraiment gâtés en matière de golf, ce qui en a fait une destination de premier plan pour ce sport.

Joseph McMicking s’est ensuite lancé dans le monde équestre. Son idée n’était pas seulement de créer de magnifiques terrains de polo, mais aussi des écuries permettant aux résidents de se promener à cheval dans le domaine et la campagne environnante.

Enfant, je pouvais jouer au polo, partir en balade à cheval ou apprendre le dressage et le saut d’obstacles. Descendre à cheval jusqu’à la plage et aux terrains de polo au bord de la mer était une expérience incroyable.

Aujourd’hui, nous avons trois grands clubs de polo, Ayala, Dos Lunas et Santa María, qui proposent du polo pour tous les handicaps, du bas et moyen handicap jusqu’au très disputé tournoi de haut handicap du mois d’août. Le polo a sans aucun doute ajouté une touche de glamour à l’art de vivre de Sotogrande.

Joseph McMicking a également encouragé les sports de raquette, avec des courts de tennis et de padel. Ces installations se sont développées depuis les années 1960, et l’on trouve aujourd’hui de nombreux excellents courts dans tout le domaine, et même de superbes courts en terre battue près du golf de La Reserva. Il y a désormais même un lac et une plage intérieure près de ces courts ! Qui aurait pu imaginer cela à l’époque ?

L’étape suivante pour agrandir le domaine fut de faire une place à la voile, avec l’achat de terrains pour créer un port, une marina et des clubs de plage.

Les travaux ont commencé dans les années 1980, et nous profitons aujourd’hui d’un port et d’une marina magnifiques, qui répondent à tous les besoins des différents sports nautiques. En 1997, Sotogrande a même accueilli le championnat du monde de Hobie Cat. Quelle réussite ! Et c’est ainsi que notre club nautique est devenu le Real Club Marítimo de Sotogrande.

La marina et le port offrent aussi un choix intéressant de boutiques et de restaurants. Ils sont devenus le point de ralliement des jeunes, non seulement pour les sports nautiques, mais aussi pour sortir le soir. Le KE Bar est le cœur de la vie du port.

Il faut aussi évoquer Oscars, une merveilleuse discothèque familiale, sûre et magnifique, entourée de chênes-lièges. Nous en gardons tous de très bons souvenirs. Aujourd’hui, les jeunes profitent d’After Polo et du Trocadero Beach Club. Ces deux lieux proposent des soirées en plein air, avec musique et ambiance conviviale, très appréciées de nos plus jeunes résidents.

Les hôtels de Sotogrande ont toujours été modestes et discrets. L’ancien Tennis Hotel, aujourd’hui Hotel Encinar, était conçu pour les familles avec des enfants de moins de 16 ans. Il servait surtout aux visites de ceux qui venaient acheter un bien (si vous aviez la chance d’être invité à acheter par Joseph McMicking !).

Pour les familles avec des enfants de plus de 16 ans, il y avait les suites du Real Club de Golf, un hôtel très élégant, avec une cuisine et un service excellents. Dans les années 1960, la nourriture arrivait par avion de Horcher, l’un des meilleurs restaurants de Madrid.

En 1998, le premier grand hôtel de 150 chambres fut construit dans la partie haute de Sotogrande : l’Hotel Almenara. Ce fut le premier hôtel de golf avec spa, et il n’a changé qu’en 2020, lorsqu’il a été entièrement rénové et confié à un nouveau groupe hôtelier sous le nom de SO/ Sotogrande. Il vaut vraiment le détour.

À la même époque, le petit hôtel Club Marítimo, dans le port de Sotogrande, est passé sous la gestion de la chaîne hôtelière de Messi. Qu’un footballeur mondialement célèbre investisse à Sotogrande montre que l’art de vivre de Sotogrande évolue, tout en conservant ses ingrédients essentiels.

À l’avenir, il y aura sans doute davantage d’hôtels, et peut-être même des résidences de marque. Qui sait ?

Joseph McMicking a sans aucun doute semé les graines d’un domaine de premier ordre, fidèle à son rêve : un lieu sûr pour les familles, doté de très bonnes infrastructures et de magnifiques installations sportives.

Le Sotogrande de 2022 est très différent de celui des années 1960 et 1970. Beaucoup de choses ont changé, et le domaine s’étend désormais sur la totalité de ses 1 800 hectares. Il conserve pourtant un haut niveau de discrétion et d’intimité. Les installations sont excellentes et, si Joseph McMicking était encore parmi nous, il sentirait sûrement que l’art de vivre de Sotogrande, même s’il a changé, reflète toujours sa vision et son rêve d’un domaine familial de premier ordre.

Michael Norton
Michael Norton Partner & Director

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